L'histoire de la taille des diamants

Les tout premiers diamants ont été trouvés en Inde et conservés sous leur forme brut. Ils étaient considérés comme des talismans : on croyait qu’ils protégeaient leur propriétaire et qu’ils perdaient leurs pouvoirs s’ils étaient taillés.

La véritable taille du diamant débute au Moyen-Âge, au 14ème siècle : il s’agit d’un polissage très superficiel de la pierre afin de lui donner un peu d’éclat. La « taille » suit la forme naturelle du diamant : on aplanit les faces. On l’appelle « point cut ».

C’est ensuite au 15ème siècle que l’on découvre que les diamants peuvent être taillés par leur propre poussière : la taille en table épaisse devient la première véritable taille du diamant. Le sommet de la « pyramide » du diamant brut disparaît, et l’on commence à facetter les arêtes. C’est la « French ou Table cut ».

En 1477, Marie de Bourgogne fût la première femme à recevoir une bague de fiançailles en diamant, offerte par l’archiduc Maximilien d’Autriche. Il est probable que la tradition de la bague de fiançailles en diamant débute avec cet événement.

 

Une nouvelle taille se développe au XVIème et XVIIème siècle. Il s’agit de la taille en « huit huit » : 1 table et 8 facettes

Puis, dans les années 1650 le cardinal Mazarin améliore la taille en rajoutant 9 facettes sur la « couronne » du diamant : soit la partie entre la « table » et la « culasse » du diamant. Avec la taille Mazarin les diamants commencent à briller.

Au XVI et XVIIème siècles, la taille rose, dôme orné de 24 facettes est également développée par les indiens, qui encore aujourd’hui sont les seuls dans le monde à maîtriser ce savoir-faire et à proposer ce type de taille. La taille rose est dans l’air du temps aujourd’hui et souvent utilisée chez les créateurs.

Vers 1700, la « taille Perruzi » apparaît : elle est l’ancêtre de la taille moderne brillant mais elle suit encore la forme naturelle du brut, elle est plus carrée, ou « coussin » que ronde.

Vers 1750, le roi Louis XV charge son joaillier de créer un diamant taillé à la forme de la bouche de sa maîtresse Madame de Pompadour : la taille « marquise » ou « navette » est née !

Puis, la taille Peruzzi évolue jusqu’à compter 58 facettes comme les tailles modernes ; elle est en vogue de 1825 à 1900. Le monde anglo-saxon la nomme taille « vieille mine » ou « old mine », les Francophones évoquent la « taille coussin ».

L’invention de deux machines clefs à la fin des années 1800 révolutionne la taille des diamants : ils deviennent plus ronds et plus brillants. 

Ces nouvelles techniques donnent alors naissance aux tailles anciennes Européennes, les diamants « European old cut »

En 1919, la taille ronde brillante, la taille « moderne » est inventée par un mathématicien, Marcel Tolkowsky. Il publia les proportions idéales d'un diamant. Cette taille comptait 58 facettes : la table, 32 facettes entre la table et le rondiste et 24 facettes entre le rondiste et la colette. Cette taille est considérée comme la base de la « taille moderne » qui sera optimisée progressivement dans les décennies suivantes notamment avec l’avènement de la taille au laser, en vogue depuis les années 80.

 

 

Taille moderne rond

Chez Héloïse & Abélard, notre mission consiste à redonner vie à des matières rares et éternelles. Nous utilisons des diamants anciens recyclés que nous associons à de l’or également recyclé lui aussi.  

 

Nos diamants « taille ancienne » ont été extraits et taillés à la main au XVIIIème et XIXème siècle. Nous utilisons des diamants « old mine » et « old European cut ». Nous utilisons aussi des diamants "huit-huit" pour les toutes petites pierres.

 

Ces diamants méconnus au charme fou, souvent délaissés suivent également les mêmes critères qualité que les diamants de taille moderne : les « 4C » ; Couleur (Color), poids (Carat), pureté (Clarity) et taille (Cut).

 

Nous les trouvons en France sur des bijoux anciens que nous démontons, ou auprès d’antiquaires, de particuliers, ou d'ateliers de joaillerie traditionnelle. Nous les sélectionnons ensuite un par un pour leur couleur G,H ou I et leur pureté Vs1 ou Vs2.

 

Notre démarche est unique et originale dans le secteur. A contrario des diamants « taille ancienne », les diamants modernes « taille brillant » d’usage sur le marché joaillier sont taillés au laser : à dimensions et qualité égales, tous les diamants sont identiques. Il est donc aisé de fabriquer et reproduire en série un bijou d’une même esthétique. 

 

A l’inverse, notre sourcing de diamants « taille ancienne » est limité par son processus de recherche ainsi que par nos critères drastiques de sélection. Avec la « taille ancienne » manuelle et donc par essence plus aléatoire, aucun de nos diamants, à proportions égales, n’est parfaitement similaire à un autre : nous les sélectionnons un par un et nos designs s’adaptent à leurs irrégularités. 

 

Impossible donc pour nous de reproduire nos bijoux de manière standardisée : chacune de nos pièces Héloïse & Abélard est unique, ou sa fabrication limitée à quelques exemplaires au plus. 

Nous proposons ainsi une joaillerie circulaire authentique et éthique. 

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